Auteur Sujet: Les femmes déprimées grignotent plus !  (Lu 1176 fois)

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Les femmes déprimées grignotent plus !
« le: juin 06, 2014, 09:10:40 pm »
Manger sous le coup de l’émotion, cela peut arriver à tout le monde. Mais à certains plus qu’à d’autres : en effet, d’après le résultat d’une étude parue dans Journal of Nutrition, les femmes dépressives seraient celles qui auraient le plus tendance à "l’émotionnalité alimentaire".  L’objet de leur convoitise ? Des aliments gras et sucrés, riches en calories vides.



Les femmes présentant des symptômes dépressifs sont plus susceptibles de manger des aliments gras et sucrés quand elles cèdent à une pulsion alimentaire dictée par les émotions.


Connues pour leur gourmandise, les femmes seraient-elles effectivement plus à même de manger plus sous l’impulsion d’une émotion négative ? Ou est-ce seulement une vue de l’esprit ? D’ailleurs, que mange-t-on dans ces cas-là ?


Manger sous le coup de l’émotion

Géraldine Camilleri et Sandrine Péneau, de l’équipe de l’étude NutriNet Santé, ont étudié l’association entre le fait de manger sous le coup des émotions et la consommation alimentaire d’une part et l’influence de la symptomatologie dépressive d’autre part. Pour ce faire, elles ont analysé les réponses de 30 240 adultes participant à l’étude NutriNet. Ils avaient répondu à au moins 6 questionnaires alimentaires, dont un plus spécifique sur la propension à "l’émotionalité alimentaire".

Résultat, les personnes présentant des symptômes dépressifs ont plus tendance à manger sous le coup de l’émotion (60%) que ceux qui en sont exempts. Par ailleurs, les aliments gras et sucrés (gâteaux, biscuits, pâtisseries et chocolat) ont la préférence des personnes avec cette tendance à "l’émotionalité alimentaire".  Et sans surprise, ce sont les femmes qui ont plus tendance à manger ces petits snackings "plaisir", quand elles se sentent moins bien et plus particulièrement quand elles sont dépressives.

Les femmes plus susceptibles d’être touchées par l’émotionnalité alimentaire

En effet, les amatrices de ces aliments "plaisir" sont plus nombreuses (1,8 fois plus) chez les émotionnelles alimentaires déprimées que chez celles qui ne le sont pas.
Enfin, les chercheurs notent que "chez les hommes, cette association (ndlr : consommation de snackings et émotionalité alimentaire) est également observée chez ceux qui ne présentent pas de symptômes dépressifs (risque 1,3 fois plus élevé) mais de façon surprenante, elle n’est pas retrouvée chez ceux sans symptômes dépressifs.

En conclusion, ils notent que "ces résultats ouvrent la voie à de futures études sur les relations entre les facteurs psychologiques et le comportement alimentaire dans la cohorte NutriNet-Santé".

L’étude NutriNet-Santé, lancée en  mai 2009, est une vaste étude nutritionnelle, la première du genre en France, dont Doctissimo est partenaire. Elle a pour objectif de recruter 500 000 volontaires sur 5 ans. Aujourd’hui, environ 260 000 personnes ont répondu présent à l’appel des chercheurs
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